L'église: une ancienne chapelle d'été

     L'église de Saint-Joseph-de-la-Rive, située sur un terrain cédé par Albert Boudreault, fut originellement conçue comme une chapelle d'été. Les autorités ecclésiastiques avaient permis sa construction à la condition expresse qu'elle ne serve qu'aux "étrangers" et à leurs serviteurs séjournant l'été au Bas-des-Éboulements. Les résidants permanents devaient plutôt fréquenter l'église des Éboulements. Cette obligation dura jusqu'en 1931, année marquée par la création de la municipalité et l'arrivée du premier curé, l'abbé J.-Antonio Gagnon. En 1964, l'aménagement intérieur de l'église est refait selon un thème qui rappelle la tradition maritime.
(Le curé vous parle...)

Église
Pavillon
 

Le kiosque de l'église

     Situé tout près de l'église, le kiosque en prolonge en quelque sorte le parvis jusqu'à la berge. Aussi a-t-il été, de tout temps, un lieu fort animé. En plus de représenter en lui-même un élément patrimonial d'intérêt, le kiosque constitue un point d'observation de l'île aux Coudres et du chenal. La route des navires empruntant le bras du nord de l'île, un passage relativement étroit, Saint-Joseph-de-la-Rive devient un lieu privilégié pour observer les bateaux qui paraissent alors passer très près de la rive.

L'ancien poste de pompiers

     Connu sous le nom de " bâtisse à feux" ce petit édifice d'un seul niveau revêtu de bardeaux de bois se caractérise par sa tour destinée à l'égouttement des boyaux d'incendie. L'édifice, qui sert aujourd'hui de lieu d'entreposage, s'intègre très bien au paysage architectural.

La centrale hydro-électrique

     À proximité de l'ancien poste de pompiers, le petit édifice recouvert de papier brique rouge et coiffé d'un toit bleu renferme une ancienne génératrice. Fondée en 1928 par Monsieur J.-Abel Desgagnés, la Corporation électrique de Charlevoix aménage, au mois de juin de cette année-là, un barrage à 600 mètres de la route principale, sur la rivière des Boudreault. La génératrice entre en opération en décembre 1929, ce qui permet à la compagnie de fournir l'éclairage à Saint-Joseph-de-la-Rive et à la paroisse des Éboulements jusqu'à Cap-aux-Oies. En 1965, la turbine cesse de fonctionner à la suite de l'ensablement de la prise d'eau.

 

L'ancien bureau de poste et
la centrale téléphonique

     Cette maison logeait le bureau de poste et la centrale téléphonique. De 1900 à 1964, le bureau de poste sera tenu de mère en fille par madame Marie-Jeanne Tremblay dite «Marie-Ben» , madame Marie-Louise Bergeron-Audet et madame Rollande Audet. Quant à la centrale téléphonique, propriété de la Compagnie de téléphone de Charlevoix et Saguenay, elle commence ses activités au début du siècle, et ferme ses portes vers 1952.

Papeterie
La Papeterie Saint-Gilles

     Fondée en 1965 par monseigneur Félix-Antoine Savard, le poète et auteur du roman "Menaud maître-draveur ", et son mécène et ami Monsieur Mark Donohue, la Papeterie Saint-Gilles est une fabrique artisanale de papier chiné "grand luxe" fait à la main, feuille par feuille, selon une technique traditionnelle datant du XVIIe siècle. Les papiers fins Saint-Gilles, souvent incrustés de fleurs et de feuilles de Charlevoix, sont fabriqués entièrement à partir de fibres de coton. Le visiteur peut suivre les principales étapes de fabrication, toutes illustrées par des dessins.

Le magasin général Rodolphe-Tremblay enr.

     Ce magasin général, toujours en exploitation, a ouvert ses portes en 1911. Il a été fondé par monsieur Rodolphe Tremblay. Il est intéressant de constater que de père en fils, les descendants ont su conserver la fonction traditionnelle de l'établissement.
 
La boulangerie Laurentide
     
      F
ondée en 1908 et déménagée sur son site actuel vers 1916-1917, l'entreprise maintient encore aujourd'hui son caractère artisanal; la production manuelle y prévaut pour la confection de diverses sortes de pains, de brioches, de croissants et de tartes.
 
Les Santons de Charlevoix
 
      Cet édifice abrite l'atelier et la boutique d'artisanat les Santons de Charlevoix. On recrée ici la tradition des santons de Provence, soit de petites figurines de terre cuite, peintes à la main, illustrant des personnages inspirés des métiers traditionnels, de la littérature et du folklore.

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