Important lieu de construction navale, berceau de nombreux marins, débarcadère pour bateaux de bon tonnage, Saint-Joseph-de-la-Rive possède de ce fait un riche patrimoine maritime. Notamment parce que son territoire est à l'abri des vents dominants, le village fut le théâtre du lancement de nombreuses goélettes. C'est à Saint-Joseph-de-la-Rive que l'on a construit le plus de goélettes dans Charlevoix. Seulement entre 1860 et 1930, près de soixante goélettes y ont été lancées.

     La compagnie « Les chantiers maritimes de Charlevoix ltée » est fondée le 11 mai 1946 par un groupe de vingt actionnaires, dont sept navigateurs. Sur la lancée de la solide tradition maritime de Saint-Joseph-de-la-Rive, le chantier qu'on ouvre est destiné à la construction, à la réparation et à l'hivernage des navires.

L'hivernage des navires
     Il faut dire que le chantier maritime a surtout été utilisé pour l'hivernage et l'entretien régulier des goélettes. Après la saison de navigation, les goélettes sont hissées sur la cale d'hivernage et y séjournant de novembre à avril. Au fil des saisons, 25 à 30 goélettes s'y retrouvaient en moyenne pour passer l'hiver.

 

Un des moteurs de l'économie locale
     En 1973, le chantier maritime cesse ses activités. Durant ces quelque trente années d'opération, grâce à la trentaine d'emplois saisonniers qu'il créait, le chantier fut sans aucun doute un des moteurs de l'économie de Saint-Joseph-de-la-Rive.

Les fonctions du chantier maritime
     On retrouve sur le terrain tous les aménagements nécessaires aux diverses fonctions du chantier; soit un brise-lames en bois installé en 1948, une cale d'hivernage et de radoub et une cale de halage. Cette dernière servait à hisser les goélettes hors de l'eau ou au lancement.

  
     Le chantier comprenait deux bâtiments principaux: la scierie et l'atelier. Construit vers 1956, l'atelier abritait initialement un magasin, un atelier servant aux travaux de forge et à l'entreposage d'outils, le bureau du chantier et le treuil qui actionnait la cale de halage. Outre la grande scie, la scierie comprenait aussi de nombreuses machines-outils.

     Parmi les autres constructions, mentionnons aussi le «camp à Ti-Bi » situé à l'entrée du chantier. Jusqu'en 1957 ce petit bâtiment servait de bureau pour les employés, de réception et de secrétariat. Aujourd'hui, il est transformé en chalet.

     Mentionnons enfin le « range » , un panneau de signalisation en forme de losange dont on trouve un exemplaire à l'entrée du chantier. Ce panneau permettait, avec un autre placé tout au bout du brise-lames, de guider les bateaux afin de faciliter leur entrée dans la cale de halage.

 

 

L'Exposition maritime de Saint-Joseph-de-la-Rive, économusée de la goélette.

     Depuis 1986, le chantier est transformé en centre d'interprétation ayant pour thème la construction des goélettes en bois. L'atelier abrite une salle d'exposition, qui renferme notamment une grande maquette illustrant le chantier maritime à son âge d'or, soit vers la fin des années 1950. L'atelier, le bureau et la scierie possèdent encore plusieurs de leurs équipements d'origine. Une visite des lieux nous apprend le mode de construction d'une goélette, depuis la confection du moule (maquette en demi-coque) jusqu'au lancement du navire.
Le quai et la traverse Saint-Joseph-de-la-Rive - 
Île-aux-Coudres

     Le quai de Saint-Joseph-de-la-Rive est très ancien; en effet, sa structure date de 1853. Au cours des temps, il a connu diverses transformations avant d'atteindre sa configuration actuelle.

 

     Actuellement, le quai sert principalement de débarcadère au traversier de l'Île-aux-Coudres et de port d'amarrage aux bateaux du Groupe Desgagnés. Il est donc encore un important lieu de rencontre et de rassemblement, ce qui crée toujours une ambiance particulière. Il est aussi un lieu de pêche très fréquenté; on y capture l'éperlan, la plie, la loche et, occasionnellement, l'anguille.

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     En 1930," l'Île-aux-Coudres" fut le premier navire à faire des traversées régulières quotidiennes entre Saint-Joseph-de-la-Rive et l'Île-aux-Coudres. Contrairement aux autres bateaux utilisés précédemment, beaucoup plus petits, il transporte, entre 1930 et 1933, voitures et passagers. D'autres navires prennent la relève par la suite. À partir de 1958, un premier traversier d'hiver est mis en service:" La marjolaine", auquel succéderont d'autres navires.

 

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