La beauté de St-Joseph-de-la-Rive, sa tranquilité et sa proximité du fleuve ont vite fait d'y attirer les villégiateurs. Dès le tout début du siècle, trois hôtels accueillent les voyageurs et animent la vie du village: l'Hôtel Cimon (qui deviendra l'Hôtel Beauséjour après sa reconstruction par suite du tremblement de terre de 1925), l'Hôtel Bellevue, devenu La Perdriole, aujourd'hui l'Auberge Félix-Antoine et l'Hôtel Laurentides (qui a abrité le restaurant le Loup-Phoque jusqu'à l'été 2000).

Ces hôtels accueillaient durant l'été de nombreuses familles aisées qui s'y s'installaient souvent pour plusieurs semaines. L'hiver, les routes n'étant pas ouvertes, c'est par train qu'arrivaient les voyageurs de commerce, et les fins de semaine c'était la "jeunesse" du village qui s'y retrouvait. Dans les années 20, s'ajoutera l'Hôtel Castel de la rive, aujourd'hui Auberge de la Rive.

Les années trente et quarante sont des années florissantes pour la vie touristique: non seulement les hôtels affichaient complet tout l'été, mais on ne comptait plus les maisons familiales qui mettaient quelques chambres sinon toutes leurs chambres en location à des estivants; certaines offraient gîte et repas, d'autres, le gîte seulement.

Bateau au quai

Au fil des ans, la tradition d'accueil s'est perpétuée tout en se modernisant: le modèle d'hôtel s'est transformé en celui d'auberge et, à côté de l'Auberge Beauséjour, de l'Auberge de la Rive et de l'Auberge Félix-Antoine , de petits établissements sont nés: dans les années 70, madame Yvonnette Desgagnés fait figure de pionnière en transformant sa maison familiale en auberge: L'Été deviendra un modèle pour tout Charlevoix, particulièrement à cause de la qualité de sa table; au début des années 80, c'est la maison de Maurice et d'Annette Desgagnés qui devient La maison sous les pins.

 

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